Il est patent de constater qu’un nouveau sport national est né : le contentieux. Entre soi, avec son employeur, une administration, son assureur, etc… Mais contentieux aussi avec ses voisins. Bruits, nuisances : rien de nouveau qu’un bon coup de manche à balais dans le plafond pour faire taire le voisin du dessus !
En matière d’urbanisme, c’est devenu la même chose : à la moindre déclaration de travaux, à la moindre annonce d’un permis de construire, c’est le contentieux, et tout le monde s’y met : le voisin de derrière, de devant, d’à côté.
Le bêton du voisin est-il moins bien que le sien, honte à celui qui veut se loger, ou prise en otage du calendrier du promoteur pour négocier quelques deniers ?
Doit-on laisser faire ? Pas d’autre choix, contester est un droit, dès que les motivations sont sérieuses.
En même temps, peut-on (sous entendu collectivement) accepter cela ? La justice malheureusement ne puni que très rarement les recours notoirement abusifs.
Aujourd’hui ses contentieux sont gérés par les services de l’urbanisme de la ville, véritablement saturé. Ma proposition serait de mettre en place un bureau de médiation pour traiter ces « précontentieux », avec 2 élus siégeant (l’un de l’opposition, l’autre de la majorité). En cas d’échec de cette médiation, l’affaire serait renvoyée dans le circuit classique judiciaire.
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