Danone : bannie et pleurée !
2001 : LU, la filiale de Danone fait l’actualité avec ses plans de licenciement et fermeture d’usine. On se souvient (en faite non, on ne s’en souvient plus !), la campagne médiatique contre Danone fait rage, l’entreprise symbole d’un capitalisme qu’ « on » ne veut plus voir est littéralement boycottée. Ce boycotte qui mettra à mal les ventes du Groupe est même relayée par des sites internet tels que jeboycottedanone.com…tout un programme. La lutte est si dure que Danone assigne même le Réseau Voltaire l’un des plus farouches acteurs de la fronde, mais perdra devant la cour d’appel de Paris le 30 avril 2003.
2005 : Danone, hier « la dégueulasse entreprise qui licencie » est devenue en l'espace d'un été « un fleuron de l’industrie française ». Hier il fallait la boycotter, en juillet dernier il fallait la sauver ! L’amnésie collective a du bon, car bon nombre de syndicalistes, politiciens, journalistes et autres auraient de quoi se justifier d’une circonvolution intellectuelle qui dépasse l’entendement. En clair, on dit tout et n’importe quoi, et ça passe, pour peu qu’on ai quelque chose à dire ! Sur le plan pathologique, il est je pense autorisé de parler maintenant d’hystérie collective.
Dans le même temps, un véritable fleuron est vendu pour de vrai, à des américains : la société TAITTINGER, symbole du luxe à la française (champagne, hôtel du Crillon…). Là, juste l’info, pas de polémique. Pourquoi ? Le bien malin Patrick OLLIER (UMP) – Président de la Commission des Finances à l’Assemblée Nationale tente d’expliquer que ça n’a rien à voir avec Danone…On se perd en conjecture. La position douteuse des médias, les immédiats propos politiques totalement déplacés, plongent la France une fois de plus dans l’approximation. Une fois encore cette affaire nous fragilise.
Heureusement comme dans toutes les bonnes histoires, elle va bien finir puisque une enquête pour manipulation des cours et délit d’initié a été demandée, car rappelons tout de même, que la vente de Danone n’était finalement qu’une rumeur. Ouf, la face est sauvée, la justice vole au secours des propos de circonstance.
désolé, je me suis trompé de site
Rédigé par: Amado dou pourtougaou | 13 octobre 2005 à 21:10